Je m'étais donné une petite obligation, écrire sur mon blog tous les lundis (au minimum). Ce petit article hebdomadaire
m'aide à récapituler, à voir plus clair en moi, à donner des nouvelles aux amis qui ont la gentillesse de faire un tour sur mes pages. Mais voilà, ce lundi, je n'ai pas pu. Depuis vendredi, je suis
bouleversée. Pas une minute ne s'est écoulée sans que je pense au chagrin d'une maman, d'une famille. Bérénice s'est envolée avec les anges. Comme beaucoup d'internautes, j'ai suivi l'histoire
et le combat de cette petite fille. Petit à petit, au fil des pages et au fil de ma lecture, je me suis attachée à cette fillette si courageuse et à sa maman. Dans le silence, j'ai prié, j'ai
essayé de toutes mes forces de leur envoyer des ondes positives, j'ai cru que puisque nous étions nombreux à faire de même, la maladie s'éloignerait, qu'elle capitulerait. Et puis vendredi est
arrivé et Bérénice a choisi une autre voie, celle ou il n'y a plus de souffrance. Ma tête comprend mais mon instinct se rebelle. C'est quoi ce monde d'ou les enfants partent si tôt? Si j'avais pu
pendant ces trois jours j'aurais hurler comme un loup. Je sais, ça peut paraître bizare, mais lorsque je suis profondément touchée, il me semble qu'il n'y a que ce cri qui pourrait me
soulager. Bérénice et sa maman sont des inconnues pour moi et pourtant l'amour et la compassion ont traversé les pages et les écrans.
Ce soir, enfin, cette nuit, il est 1 heure 10, une bougie est allumée près de moi et j'ai le sentiment de retrouver un peu de sérénité. Tout à l'heure, juste avant d'ouvrir mon blog, j'ai eu la
vision d'une toile. Peut-être LA toile, celle que j'attends depuis des années, du blanc, du blanc, du blanc. Je parle de blancs teintés bien entendu. J'en rêve depuis très très longtemps.
Encore une "bizareté" de mon esprit, je rêve de peindre en blanc. Est-ce que ce sera pour cette fois? Est-ce que des choses ont suffisamment muri en moi pour que j'y arrive? Je ne le sais pas, mais
je vais essayer.
Je quitte mon blog en faisant de grosses bises à tous ceux qui passeront par là.